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Tour de Guadeloupe, j’y vais mais j’ai peur…  

Crédits : OSM

Cyclisme
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Le Grand Prix du conseil départemental a donné une occasion majeure aux coureurs de la Guadeloupe de se tester après plusieurs semaines d’arrêt ou de ralentissement des entraînements. Le bilan est plutôt positif pour une reprise de saison, mais reste encore très juste en perspective d’un Tour international pour lequel il reste deux semaines de préparation.

Malgré la joie de retrouver les jambes et une atmosphère de compétition, les acteurs du peloton Guadeloupéen sont très réalistes. En deux semaines, il y aura de l’amélioration, mais pas de miracle. Pour autant, l’envie de donner du beau spectacle au public Guadeloupéen surpasse la justesse des jambes. D’autant qu’au sortir du grand prix, le bilan n’est pas si catastrophique que cela. 

« Nous avons tout fait pour être performants pendant ce Grand Prix. La forme revient petit à petit. Nous voulons donner du plaisir au public Guadeloupéen qui attend cela avec impatience. Cela dit, il est clair que nous sommes en effectif réduit au niveau de l’équipe. » analyse Jérémy Deloumeaux de la JCA.

Même constat pour Gilles Suares (USR Vélo). Le plaisir de remonter à vélo n’efface pas la crainte de la perspective du Tour alors que la forme n’est pas encore totalement revenue. Mais là encore, on retrouve chez le coureur l’envie de défendre la Guadeloupe et les couleurs du club. 

« On va devoir travailler vite et bien. Ce grand prix m’a déjà permis de voir à quels niveaux j’ai des difficultés, j’ai noté que je suis encore juste en montagne par exemple, et tout ça, j’ai deux semaines pour le rectifier. On va certainement partir sur des blocs d’entraînement compacts et complets, mais le temps est court, c’est clair. » 

Contre-la-montre enclenché

À peine descendus du vélo, les coureurs Guadeloupéens sont donc partis pour un contre-la-montre d’un autre genre et sont partagés entre excitation et crainte. Un sentiment partagé par les directeurs sportifs.

« Nous irons au tour car en 2019 nous étions ressortis 4ème du classement espoir. Les jeunes ont beaucoup travaillé et ont envie de défendre leurs couleurs. » estime Nina Jalet la présidente de l’USC Goyave. 

Elle a communiqué son optimisme à ses coureurs qui s’appuient sur les bons résultats de l’équipe. 

« On a tous envie de montrer de quoi nous sommes capables. Nous avons eu de bons résultats et ce n’est pas fini. Nous avons les moyens d’aller chercher des étapes. » assure Damien Urcel, champion de la Guadeloupe en titre.

Du côté du Team Cama CCD, la rage de vaincre est teintée d’un peu de réalisme. Surtout chez un Edwin Sanchez Anzola que l’on a connu plus crâneur. Désormais, le coureur compte sur l’entraînement et le mental pour lui permettre de passer la montagne du Tour.

« Ce n’est un secret pour personne que nous voulons gagner le Tour de Guadeloupe, et cela, peu importe contre qui. Je m’entraîne, je le fais bien, je me donne les moyens d’y arriver. Une fois cela dit, je ne mentirai pas, je sais que la forme physique n’est pas encore tout à fait revenue et que j’ai beaucoup de travail à abattre. » 

Cédric Locatin, lui, a déjà annoncé qu’il ne participerait pas au Tour. Le leader de l’USL qui attendait la fin du Grand Prix pour se prononcer, a décidé privilégier ses études. Le tour se fera donc sans lui, laissant à Fendley Boyau, ou José Alarcon, la place pour mener l’équipe. 

Depuis le 4 octobre dernier, les listes des équipes locales participantes sont closes. Pour l’heure, à l’analyse des résultats du Grand Prix, seule une petite dizaine de coureurs ont ce qu’il faut pour aller chercher un niveau suffisant dans les prochains jours. Il reste deux courses avant le Tour pour réussir l’exploit, dont le Mémorial Jocelyne Bruyène le week-end du 9 au 10 octobre 2021. Mais tout cela permettra t-il plus que l’espoir de victoires d’étapes pour la 70ème édition du Tour de Guadeloupe.