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Route du Rhum : après l'orage on déploie les voiles !

Crédits Photo RDR

Route du Rhum
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Dans quelques minutes, les 138 skippers de la Route du Rhum s'élanceront pour boucler le sprint transatlantique le plus mythique de la course au large. Après avoir laissé passé la tempête dans la Manche, ces deux derniers jours, ce sont des conditions idéales qui les attendent avec un vent à 20 noeuds et des creux d'à-peine 1m50.

Alors que le gros temps qui avait poussé l'organisation à décaler le départ, s'évacue vers le nord, c'est le chemin vers les Açores et les Alizées qui s'étale devant les navigateurs. Lors du traditionnel briefing météo, à l'exposé des conditions des prochains jours, ils ont pu voir que la sortie de Manche pourrait être possible mais que les choix stratégiques seront déterminants. Il va falloir trouver son chemin dans un océan de 138 bateaux et avoir une ligne de départ élargie à 6,4km.

Un terrain miné

Avec un vent dans l'axe, les bateaux vont devoir "tirer des bords" dans une zone où les pièges sont nombreux. Entre les zones interdites à la navigation, les filets dérivants, les bouées autour du parc éolien, les premières heures de course vont demander aux compétiteurs une attention de tous les instants. Une fois la bouée CIC passée au niveau du cap Fréhel, les incertitudes météo reviennent à cause de la stagnation d'une dépression au niveau de l'Islande qui produit des vents de 30/35 noeuds (65km/h) à l'avant. À cela s'ajoute un front qui produira une bascule du vent mais la transition ne sera pas franche et l'incertitude plane sur la force du vent.

Entre jeudi et vendredi, il faudra bien calculer sa trajectoire pour préserver le bateau et en même temps gagner du temps et attraper les Alizées pour débouler ensuite vers la Guadeloupe. 

« Dès vendredi, nous allons entrer dans le vif du sujet avec un premier front à négocier tôt le matin, 5 à 6 mètres de houle et des rafales possibles à plus de 40 nœuds ce qui ne sera pas de tout repos. Derrière ce front, nous nous attendons à une zone de transition sans vent qui ne sera pas facile à vivre mais qui nous donnera un peu de répit avant un deuxième front un peu moins actif. Par la suite, nous allons essayer de glisser au sud de l’anticyclone des Açores en choquant nos voiles peu à peu pour se retrouver dans les alizés au portant. »   Maxime SOREL (V and B - Monbana - Mayenne)