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Quelle fin de course attend les skippers Guadeloupéens ?

Crédit photo RDR

Route du Rhum
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Quinze jours après le départ de la Route du Rhum, tous les bateaux fondent désormais vers la Guadeloupe. Parmi eux, les premiers Guadeloupéens qui n’ont pas été épargnés par cette Route du Rhum. Après l’abandon de Damien Seguin et de Thibaut Vauchel-Camus, comment se terminera ce Rhum pour David Ducosson, Willy Bissainte, Kéni Piperol, et Rodolphe Sépho ? OSM a posé la question à Jean-Daniel Arnaud.

Rodolphe Sepho

Avec un Imoca endommagé et une escale technique obligatoire, malgré tout c’est Rodolphe Sepho qui est le plus proche du but. Il n’y aura pas d’espoir de classement, il est toujours en 32ème position, l’escale technique lui a laissé assez peu de chances de disputer une vraie course dans une catégorie extrêmement compétitive.

“L’homme est bien, le bateau est bien mais il a perdu du temps car le vent est très portant. Il a pris le temps d’améliorer la réparation faite lorsqu’il s’est arrêté, le bateau est à plat, Il a passé la zone de transition mieux qu’il ne le pensait et si tout va bien il peut passer quelques jours en mer à glisser. Il ne prend pas de risque et l’objectif final est le Vendée globe. Et puis il ne faut pas oubier qu’il n’a pas d’écurie, il n’a pas les mêmes moyens et l’essentiel est de ramener le bateau. “

 Willy Bissainte

Willy Bissainte est le seul Guadeloupéen à avoir vécu sa course sans arrêt technique. Mais cela ne veut pas dire que la traversée aura été simple, le bateau souffre d’un soucis avec la grand-voile.

“ Plus précisément, Willy a un souci sur son rail de grand-voile, cela signifie qu’il ne peut pas faire monter sa grand-voile, et ça occasionne un déficit de vitesse. Il voyage sur 2 ris, il a les voiles d’avant, ça compense, il est dans le sillage de Rodolphe, mais comme dit l’expression consacrée, il navigue tranquillement “en bon père de famille.”

Kéni Piperol

Après un départ canon et l’envie d’aller taquiner les plus grands de la Class40, Kéni Piperol a percuté un OFNI et constaté une voie d’eau dans le bateau. Conséquence, deux jours d’arrêt à la Corogne et plus aucune chance de faire un classement. Le jeune homme est reparti à toute vitesse.

“Kéni bombarde avec des conditions idéales, il longe les côtes du Portugal, en ligne directe, il glisse bien et fait de bonnes vitesses. Mais attention, je rappelle que Kéni a été 1er car c’est un classement relatif. On positionne les bateaux par rapport à la ligne directe (Orthodromie) et comme il n’a pas mis le clignotant à gauche pour aller au sud tout de suite, forcément il était classé premier car le plus près de la ligne directe. C’est relatif, même s’il a bien joué le coup. Il met en œuvre tout le talent et l’expérience qu’il a. Mais devant on a les meilleurs en class40, ils sont intouchables. J'estimais que s’il finissait parmi les 15 premiers, c’était un exploit, parmi les 20 c’était normal. Il n’a pas l’expérience des autres. J’espère pour lui qu’il va rester dans l’écurie de Lalou et va acquérir de l’expérience. Par contre dans 4 ans, ce sera autre chose !”

 

David Ducosson

Le skipper joue de malchance, les réparations successives de son pilote automatique ne tiennent pas. Après Lorient, il a dû effectuer un nouvel arrêt technique à la Corogne. La course est aussi terminée pour lui, il faut désormais tenter de ramener le bateau en Guadeloupe. C’est un coup dur pour le skipper qui tenait à boucler cette Route du Rhum qui lui échappe pour la seconde fois.