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Jimmy Guillou : "Je suis heureux de ce résultat mais la prochaine fois je serai mieux armé"

Crédits Photo : OSM

Judo
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Le maître judoka du dojo de Pointe-à-Pitre est revenu auréolé du titre de vice-champion du monde des vétéran qui s'est tenu à Cracovie en Pologne. Un titre qui s'ajoute à une magnifique saison du judo Guadeloupéen qui a rapporté des podiums dans toutes les catégories. Interview.

Offensive Sport Mag : C'est un superbe titre, pourtant vous n'aviez pas prévu de participer à ces championnats du monde. Qu'est-ce-qui vous a motivé à vous présenter ?

Jimmy Guillou : La saison a été très difficile pour moi car nous avons dû beaucoup voyager pour accompagner nos jeunes. Du coup, la fatigue était indéniable. Tous ces facteurs ont fait que j'ai décidé tardivement de participer aux championnats de France. Or, là-bas, j'ai eu d'excellentes sensations qui m'ont poussé à aller plus loin et tenter les championnats du monde, le résultat m'a donné raison. Je m'en sors plutôt bien.

OSM : Comment avez-vous vécu ces championnats du monde ?

J.G. : Là-bas, il se trouve que les sensations pendant l'échauffement n'étaient pas bonnes. C'est important car, en général, dès ce moment-là je sais comment la compétition va se dérouler. Or, je me ne me sentais pas en place, j'avais les jambes légères et un physique vraiment moyen. Je crois que c'est l'âme de guerrier qui a fait la différence, parce que je n'ai pas du tout vécu les combats ainsi. Je me sentais beaucoup mieux.

OSM : Il y avait des combattants particulièrement dangereux pour vous ?

J.G. : Je connaissais un peu les Français, l'un des meilleurs, que j'ai rencontré en demi-finale. Je connaissais son judo, j'avais prévu un plan le concernant. En revanche, les combattants du proche-orient (Kazaksthan) ont un judo très rugueux. Je me retrouve face à eux en finale, j'étais à l'aise mais il a réussi à placer l'attaque qu'il fallait pour me mettre en difficulté et l'emporter.

OSM : Il y a t-il un facteur fatigue qui explique cette finale ?

J.G. : Oui et non. C'est vrai que la compétition a commencé à 6h30 et que ma finale à eu lieu à 18h. C'est vrai aussi qu'il a eu beaucoup d'attente entre la demi-finale et la finale, donc oui, c'était un peu compliqué. En revanche, ces conditions ont été les mêmes pour tout le monde. Cela dit, le Kazack était mieux préparé, car au fur et à mesure du combat, il montait en puissance, alors que je perdais en force. Malgré tout, je suis satisfait. Simplement, la prochaine fois, je viendrai mieux armé.

OSM :  Vous êtes un compétiteur, mais aussi un formateur. Ce genre de résultat pousse-t-il vos recrues à se donner un peu plus en entraînement ?

J.G. : Nous avons eu une excellente saison au dojo avec des champions de France et des podiums. C'est clair qu'en début de saison, c'est vraiment un plus de ramener une nouvelle médaille. Ca permet de prouver aux jeunes qu'ils ont aussi les capacités d'aller chercher des titres, que c'est à leur tour de performer, et tout l'encadrement sait qu'ils en sont largement capables. Nous avons de très bons combattants en Guadeloupe.